110 ans de cinéma
En 1901, un opérateur des actualités Gaumont glorifie « les patineurs sur le lac d’Enghien ». Des hommes en costumes et chapeau, virevoltent sur le lac gelé à proximité de la capitale, l’extraordinaire se trouvant aussi bien derrière les anciennes fortifications qu’à l’autre bout du monde. Louis Blériot, en 1912, essaye son hydroglisseur sur la Seine à Argenteuil. En 1924, pendant les Jeux Olympiques de Paris, Pathé suit les courses de voiliers à Argenteuil et le marathon entre Colombes et Pontoise. Les mises en scène de plus en plus élaborées abandonnent les techniques du théâtre, les caméras se font plus mobiles dans des décors plus réalistes, l’arrivée du parlant impose l’insonorisation des plateaux. Le Val d’Oise, si proche, recèle ainsi des décors mystérieux qui nous transportent dans des univers infiniment lointains et qui mobilisent toute l’épaisseur de l’imagination cinématographique. Le Val d’Oise, révélateur décisif de la modernité picturale, conserve dans ses paysages et ses sites urbains, le secret de cette aventure et celui-ci confère aux lieux un esprit auquel les cinéastes sont très profondément sensibles.
Les plus grands réalisateurs, les plus belles histoires
De Jean Renoir en 1932 (La Nuit du carrefour) à Jean-Pierrre Jeunet en 2001 (Le Fabuleux Destin d’Amélie Poulain) en passant par Claude Lelouch, Jacques Demy, Jean Becker, Costa Gavras, Eric Rohmer, Bertrand Tavernier ou Vincente Minelli, les plus grands réalisateurs français et étrangers ont trouvé dans le Val d’Oise, le « magasin de décors » idéal à leur inspiration. Des grands ensembles (Sarcelles, Argenteuil ou Cergy) au patrimoine architectural et naturel du Vexin français en passant par les décors pittoresques d’Enghien-les-Bains, le Val d’Oise propose une gamme infinie de lieux de tournages. Châteaux, églises, cimétières, aérodromes, gares, maisons bourgeoises ou simples pavillons, usines, écoles, mairies et même aéroport offrent toute la panoplie nécessaire aux fictions d’inspiration diverse.
Jean Gabin, un enfant du Val d’Oise
Figure incontournable du cinéma français, Jean-Alexis Gabin Moncorgé dit Jean Gabin est un enfant de Mériel où il vécut son enfance et son adolescence. Une campagne pour laquelle il gardera toute sa vie un profond attachement. A l’affiche de nombreux chefs-d’œuvres : La Bête humaine, Quai des brumes, La Grande Illusion, La Traversée de Paris, La Horse, Un Singe en hiver, Le Pacha… Jean Gabin est entré au panthéon du cinéma français laissant son indélébile trace dans notre patrimoine et notre inconscient collectif. Mériel, sa ville, lui consacre un émouvant musée retraçant la vie de l’acteur mais également la vie d’homme. L’occasion vous est également donnée de partir sur les pas du jeune Gabin : l’ancienne école communale, la maison familiale ou encore les berges de l’Oise où il aimait se promener. Une expérience émouvante.
Musée Jean Gabin
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Cet ouvrage est un guide des 1001 films tournés en 110 ans dans le département.